Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 09:32

 

 

 

 

 

Le Mouvement « Foi et Lumière » vient d’achever son pèlerinage à Lisieux. Près de 400 personnes, handicapées, parents et amis, du grand Est de la France, y ont célébré les 40 ans du Mouvement, fondé par Jean Vannier et Marie-Hélène Mathieu.

Il y a une familiarité entre ce Mouvement, Sainte Thérèse et la fête de la Pentecôte : par le don de l’Esprit le plus petit aux yeux des hommes devient le plus grand dans le Royaume de Dieu. Petit, en effet, un handicapé mental dépendant de l’attention de son entourage. Petite, Thérèse Martin qui met toute sa vie entre les mains de Dieu. Petits, la poignée d’Apôtres chargée de porter au monde la Nouvelle inouïe de la résurrection de Jésus et du salut de l’humanité. Dieu choisit les plus fragiles, les plus pauvres, pour leur confier l’immensité de son amour, comme si seule leur absence de prétention garantissait la fidélité de leur témoignage. En eux se réalise la parole de Saint Paul :  « Ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d'origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n'est rien, voilà ce que Dieu a choisi pour détruire ce qui est quelque chose. » 1Co 1,27

C’est là l’œuvre de l’Esprit-Saint dont nous célébrons l’irruption en cette fête de la Pentecôte. Sans Lui, l’Evangile ne serait jamais sorti de Jérusalem. Sans Lui, Thérèse serait restée dans l’obscurité de son Carmel. Sans Lui, les handicapés ne seraient que des assistés.

Par l’Esprit, au contraire, le feu de l’Evangile s’est répandu par toute la terre, miracle d’un incendie de joie et de paix ; l’amour qui brûlait le cœur de Thérèse a entraîné dans sa « petite voie » les poilus de la Grande Guerre, les missionnaires, les pauvres dans la foi ; la solidarité autour des handicapés s’est cristallisé en communautés fraternelles.

Le Pentecôte, c’est quand la foi se fait lumière.

Jean Gantzer

 

 

 


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Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 11:17

 

 

 

 

 

 

Le mot qui revient le plus souvent, dans l’évangile de ce dimanche, 9 fois précisément, c’est le mot monde. Jésus dit que ses disciples, encore une fois, sont envoyés dans le monde, mais qu’ils ne sont pas du monde. Le mot a-t-il donc un double sens ? Une expression va nous mettre sur la bonne piste : Jésus prie le Père, non pas pour nous ôter du monde, mais pour nous garder du Mauvais, c’est-à-dire de l’Esprit du mal que Jésus a combattu toute sa vie. C’est dire que, dans sa pensée, nous sommes aujourd’hui encore, comme depuis les origines, dans un monde où l’Esprit du mal est présent. Effectivement : il nous suffit de regarder quelles sont les « valeurs » qui mènent le monde : pouvoir de l’argent, violence et esprit de domination, désir de paraître, quête du pouvoir, volonté de puissance, vengeance et oppression des faibles… C’est bien le monde dans lequel nous vivons, personne ne me contredira.

Ce monde, nous dit Jésus, c’est pourtant le monde que Dieu a fait et qu’il aime. Non pas pour ses déviations, mais parce qu’il est sa création, même s’il est aujourd’hui un monde cassé, abimé. Et parce que Dieu l’aime, il lui a donné son Fils unique Jésus pour une œuvre de salut. Pour y restaurer équilibre et santé. C’est commencé ; à nous de continuer. De même que Jésus n’est pas « du monde » et qu’il a dû affronter la haine des puissants de ce monde, de même nous, si nous voulons être ses disciples, nous sommes dans ce monde sans en épouser l’esprit et les pseudo-valeurs, et nous marchons à contre-courant face à l’incompréhension de beaucoup de nos contemporains afin de construire la civilisation de l’amour. C’est maintenant à nous de mettre en œuvre et de vivre les valeurs prônées par Jésus durant sa vie publique : amour des petits et des marginalisés, respect de tous, esprit de service, recherche de l’amitié fraternelle, pardon et volonté de paix…

 


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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 11:51

 

 

 

 

 

Mieux vaut se le dire souvent et tout de suite, avant qu’il ne soit trop tard. « Je t’aime » n’est pas honteux à dire, laissons-nous piquer un fard. Et derrière ce verbe « Aimer » il y a tant de définitions et de manières de la comprendre. Tant de sous-entendus aussi, de passer sous silence, … et finalement on ne dit plus rien ; pire on ne vit plus ce verbe « Aimer ». On dira ce qu’on voudra, mais ce commandement de Jésus est certes hyper connu mais ô combien il doit être répété et donné avec plus de saveur.

Il était une fois une belle histoire d’Amour qui commence entre Dieu et les Hommes …

saint Jean le dit vigoureusement dans sa 1ère lettre : « Voici à quoi se reconnaît l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, c’est lui qui nous a aimé le premier ! » Et Jésus nous le redit qu’une autre manière : « Ce n’est pas vous qui m’avait choisi, c’est moi qui vous ai choisis… Comme le père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimé. Demeurez dans mon amour. » Ce n’est pas l’homme qui est à l’origine de sa relation de foi avec Dieu, c’est d’abord Dieu qui a désiré cette relation. D’une certaine manière, c’est d’abord Dieu qui a foi en l’homme. Ainsi, c’est lui qui va au-devant de l’homme, en Jésus, Verbe de Dieu incarné, le Seigneur est venu à notre rencontre. Dieu a quitté le bonheur éternel du ciel pour venir partager notre condition humaine, il vient habiter à nos côtés, partager nos peines et même partager notre mort pour finalement nous donner la vie en plénitude.

C’est pourquoi, si nous savons véritablement demeurer dans l’amour de Dieu, nous saurons aussi demeurer dans l’amour des frères. Je ne peux véritablement aimer tous mes frères, que si je me découvre moi-même aimé de manière inconditionnelle. En découvrant en moi cette source de l’amour, je découvre la voix de ma véritable réussite humaine. Allez, entre nous, n’ayons pas honte d’avouer comme Saint Paul « Sans amour je ne suis rien ». Aimer, c’est difficile, mais c’est la voix de notre réussite. Et d’aimer à notre tour en actes et en vérité comme Dieu nous a aimé, c’est réussir notre vie.

Loïc BONISOLI+


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Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 10:36

 

 

 

 

 

 

Dans l’évangile, nous sommes au chapitre 15 de Saint Jean après le lavement des pieds vécu lors de la Sainte Cène. Geste de Jésus pour inviter ces disciples à être serviteurs. C’est ce que nous rappelions à la célébration du Jeudi Saint tout dernièrement en exprimant des exemples de service pour aujourd’hui. Dans l’évangile de Saint Jean, pas de récit d’institution de l’Eucharistie : « Ceci est mon corps … Ceci est mon sang… », comme dans les autres évangiles mais ce geste de service e t des paroles de Jésus concernant la vigne et les sarments.

Belle symbolique que ces  sarments qui portent du fruit s’ils demeurent sur la vigne. Tous les vignerons comme les  membres de la jeune confrérie Saint-Urbain de Guentrange comprennent cette symbolique de la vigne.

Jésus prend les images de son temps. Dimanche dernier nous  avions l’image de Jésus berger. Oui nous voici invités à demeurer sur la vigne si nous voulons porter du fruit : « Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples ». Il s’agit de vivre un partenariat avec lui : «Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez ».

Cela n’est pas restriction de ma liberté, je ne suis pas une marionnette entre les mains de Dieu. Le désir de Dieu, c’est que nous nous réalisions pleinement. Nous  savons où puiser nos forces pour tenir la route dans un monde qui bouge et répondre aux défis d’aujourd’hui. Notre souci ne rejoint-il pas la prière du psaume de ce dimanche ? : « Les pauvres mangeront : ils seront rassasiés ...».

Oui Dieu n’est pas contre nous, il n’est pas un concurrent, il est en nous et nous pouvons si nous le désirons, être en lui.

Dieu ne s’impose pas.

 

Serge PHILIPPI

 


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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 15:46

 

 

 

 

 

 

 

Nous savons bien que le travail d'un berger n'est pas vraiment de tout repos. Il consiste, par tous les temps, à veiller sur son troupeau. Il faut le protéger, rechercher les bêtes égarées, soigner celles qui sont blessées. C’est assurément un métier difficile mais passionnant.

Jésus avait bien observé tout cela dans son pays de Palestine. Quand il se compare à ce noble métier en nous disant "Je suis le vrai berger", nous comprenons que sa vie est un combat de tous les jours. Il doit faire face aux faux prophètes, aux disciples qui ont du mal à comprendre, aux nombreux malades qu’il faut guérir, aux possédés qui le poussent dans ses retranchements.

Nous sommes encore dans ce temps de Pâques. Dans la lumière de la résurrection, nous sommes invités à suivre ce bon Berger. Celui qui, par amour, donne sa vie pour tous ses amis, pour ses brebis qu'il connait bien.

En ce dimanche de prières pour les vocations, cet évangile nous renvoie à nos engagements de vies. En repoussant les faux bergers ou bergers mercenaires, notre vocation baptismale nous conduit à donner au Christ, vrai berger et bon pasteur, la première place. C'est vouloir écouter sa voix pour témoigner qu'il est le Berger dont l'humanité a besoin.

 

 

 

 

 

 

 


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Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 11:01

 

 

 

 

 

 

 

Jésus apparaît à ses disciples, et aussitôt…. le doute s'installe…

Aux compagnons d’Emmaüs, pour les aider à croire, il doit leur rappeler l’Ecriture, puis, à l’auberge le soir, leur rappeler  ce qu'il leur avait dit de faire en mémoire de lui : la fraction du pain.

C’est encore à la lumière de l'Ecriture qu’il explique ses  plaies qu’il montre aux apôtres,: "il fallait que le Messie souffrit pour entrer dans la gloire..."

Et s’Il  mange le poisson avec eux ce soir-là, c’est pour leur rappeler la pêche miraculeuse ..

Reliés à l’Ecriture, et donc à l’espérance et à la foi de tout leur peuple, ses paroles et ses gestes, au cours de ses apparitions fugaces, les libèrent de leurs doutes, et les consolident dans leur foi en Lui. Le vide du tombeau au matin de Pâques n’était parlant que pour Jean, le disciple que Jésus aimait”…

Mais devenus témoins à leur tour, ils nous ont laissé des paroles  auxquelles il faut nous accrocher pour nous libérer de nos doutes. Elles sont l’Ecriture pour nous aujourd’hui…

 

Dans notre monde qui reste couvert de plaies, défiguré par  tant d'injustices et de violences, au cœur même de toutes nos nuits, de tous nos désespoirs, de toutes nos lassitudes, elles nous invitent à discerner des signes de résurrection, même s’ils sont fugaces…

Elles nous invitent à croire, à rester  attentifs à tous ces germes de vie qui naissent  dans le cœur de tous ceux qui œuvrent pour un monde fraternel de paix et de justice dont Jésus ressuscité est  le Chemin, la Vérité et la Vie, et à en être témoins à notre tour.

André Spang

 


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Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 16:25

 

 

 

 

 

 

 

Dans cet épisode, saint Jean nous explique comment Thomas passe du doute à la foi au Christ Ressuscité. En effet, il avait été absent lors de la première manifestation de Jésus, il demande de toucher les plaies du Seigneur pour croire en sa résurrection. Dans sa nouvelle apparition en présence de Thomas, Jésus reprend les mêmes paroles de Thomas : « Avance ton doigt et vois mes mains ; avance ta main et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant ». Le texte ne nous dit pas si Thomas a touché les plaies de Jésus, qui montreront comme il l’exigeait que le Ressuscité est le même que le crucifié.

 

La démarche de la foi est toujours propre à chacun. Cependant, le reproche que lui fait Jésus, c'est de n'avoir pas, suite à son absence, accordé confiance au témoignage de ceux qui avaient vu Jésus, et de vouloir à tout prix voir et vérifier par lui-même. « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu ». Qu’en est-t-il de notre foi aujourd’hui ? Comment accueillons-nous le témoignage de l’Eglise ?

 

 Le Christ ressuscité présent au milieu de nous, pour nous révéler la toute puissance de l’Amour de Dieu qui cherche à entrer dans l’histoire, dans notre histoire, pour la transformer et ceci avec notre adhésion.

 

La venue de Jésus en présence de Thomas, c'est sa venue ici et maintenant dans l'aujourd'hui de chacune de nos communautés et de chaque être humain, qui vit et qui célèbre le Ressuscité, très spécialement dans l'Eucharistie et dans l’amour au quotidien qu’on partage entre nous.

Le Christ vient et ne cesse de venir dans son Eglise, dans la vie de chaque chrétien et de chaque être humain qui accepte de l’accueillir et la foi est la clef qui nous ouvre les trésors de sa miséricorde et nous pousse à dire comme Thomas : « Mon Seigneur et mon Dieu ! ».

                              Louinet GUERRIER

 


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Vendredi 30 mars 2012 5 30 /03 /Mars /2012 16:28

 

 

 

 

 

 

Le dimanche des Rameaux est traditionnellement pour notre Eglise le jour choisi par le pape pour célébrer les Journées Mondiales de la Jeunesse, surtout les années où il n’y a pas de grand rassemblement. Les jeunes se rassemblent alors dans chaque diocèse du monde autour de leur évêque pour célébrer, échanger, fêter et être dans la joie.

« Soyez toujours dans la joie du Seigneur ! » (Ph4, 4) est le passage choisi de St Paul comme thème de ces JMJ 2012.

La joie, en effet, est un élément central de l’expérience chrétienne : joie de la communion, joie d’être chrétien, joie de la foi… Notre cœur est fait pour la joie. Dieu est la source de la vraie joie. La joie de l’amour. La joie de la conversion. La joie dans les épreuves.

Alors que démarre notre semaine sainte, moment privilégié pour accompagner Jésus-Christ sur son chemin de Vie et de mort, soyons des témoins heureux de ce que nous avons vu et entendu. Nous sommes des hommes et des femmes vraiment heureux parce que nous savons que nous ne sommes jamais seuls et que nous sommes toujours soutenus par les mains de Dieu ! La foi apporte un bonheur et une joie vraie, pleine et durable. Et si, parfois, notre façon de vivre semble fatiguée et ennuyeuse, soyons témoin du visage joyeux et heureux de la foi. L’Evangile est la "bonne nouvelle" que Dieu nous aime et que chacun de nous est important pour lui. Montrons-le, pendant cette semaine sainte, au monde qu’il en est ainsi !

Allons porter à ceux qui souffrent, à ceux qui cherchent, la joie que Jésus veut donner. Portons-la dans nos familles, nos écoles, nos lieux de travail et nos groupes d’amis, là où nous vivons. Alors nous ferrons l’expérience qu’elle est contagieuse. Et enfin, nous verrons pour nous-mêmes la joie du salut, la joie de voir la miséricorde de Dieu à l’œuvre dans les cœurs.

Bonne semaine sainte dans la joie, que nul ne pourra vous ravir !

 

                                               Abbé Christophe WEINACKER

 


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Vendredi 23 mars 2012 5 23 /03 /Mars /2012 15:28

 

 

 

 

 

Il y a de quoi être bouleversé … ô mais pour quel bonheur. Oui, Jésus, lui aussi, connaît le bouleversement, dans ces jours qui le conduisent vers sa Passion. L’angoisse rode, surtout en regardant ce peuple qui l’acclame, mais qui va vite laisser tomber les palmes pour lui retourner des coups de fouets : fouets d’accusations, fouets de faux témoignages, fouets d’injures, à Lui qui est Libération, Vérité et Cœur Aimant. Oui, l’angoisse de la mort de la Croix rode.

Non pas instrument de mort, mais instrument de supplice transformé alors en instrument salvifique ! C’est tout de même un paradoxe « scandale pour les juifs, folie pour les païens » et pourtant, c’est ce beau signe qui habite nos journées, nos vies de baptisés. Cette croix, représentant Jésus mort mais qui en sera vivant : voilà le sens d’être élevé, ostensé, à la vue de tous. Une fois élevé, il attire à Lui tous les Hommes ! Chez nous et dans nos églises elle est montrée, mise en évidence, ce n’est pas signe sanguinolent mais signe de notre espérance. Vous connaissez ces calvaires qui ornent nos campagnes, où on peut parfois encore lire ce verset en latin extrait d’une hymne de la passion « Vexila regis O crux ave, spes unica ! » Salut Ô Croix, sujet de notre unique espoir !

Beaucoup d’entre nous portent autour de leur cou une chaîne avec une croix. Moi aussi. Ce n’est pas un ornement, ni un bijou. C’est le symbole précieux de notre foi, le signe visible et matériel du ralliement au Christ.

Chaque jour, et surtout dans des moments difficiles comme nous en connaissons en tous domaines, le Père crie aujourd’hui à l’Église : « J’ai dressé pour vous un signe de salut ; c’est mon Fils, sur l’étendard de la croix, regardez-le ! ». ‘O Croix dressée sur le Monde’, ‘O croix tu nous sauveras’, chantons-nous durant ces périodes pascales, mais ne chantons pas trop vite et avec routine.

Dieu l’a voulu ainsi : par la croix de Jésus, la vie déferle sur le monde. Dieu, en effet, a tant aimé le monde qu’il a livré son Fils unique. Et désormais, l’Église nargue, comme Saint Paul, les forces de la mort spirituelle : « Mort, où est ta victoire ? Mort, où est-il, ton aiguillon ? Tu as voulu piquer l’humanité, et c’est toi qui vas disparaître ! » (1 Co 15,55). Alors continuons cette route, marchons aussi vers nos crucifiements, car la Pâque (le Passage) du Christ est aussi notre Pâque. Ne détournons pas le regard et la portée du cœur de ce bois qui a sauvé le monde.

 

 Loïc BONISOLI+


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Samedi 17 mars 2012 6 17 /03 /Mars /2012 11:41

 

 

 

 

 

 

Cette dualité, ténèbres-lumière, de l’évangéliste Saint Jean,  l’Evangile de ce dimanche, n’a rien perdu de son acuité.
Quelles sont les ténèbres et les lumières d’aujourd’hui ?
Dans le cadre de DIACONIA 2013, le livre des fragilités et des merveilles est entrain de s’écrire partout en France, peut-être y avons-nous déjà déposé une page.
       Les sidérurgistes habitués à l’acier qui luit et étincelle savent ce que sont les ténèbres. Et voici  des enfants qui ne verront pas le bout du tunnel et leurs parents plongés dans la nuit. Causes humaines, causes accidentelles les souffrances, les ténèbres sont là.
       Il sera toujours difficile de comprendre ce qui questionne l’évangéliste Jean, comment  les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière ? Comment des hommes aujourd’hui encore comme hier, en viennent à être bourreaux  de leurs propres frères, que ce soit en Afrique, en Europe ? Raison d’Etat !
Pourquoi la conscience, la sagesse disparaissent tout à coup…ou peu à peu…et qu’il faut des années pour se poser la question : que c’est- il passé pour en arriver là ?
Reconnaître son crime et demander pardon c’est sortir des ténèbres.
     « La lumière brille à travers les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. »
        Laissons-nous porter par ces paroles d’Etty Hillesum : « La vie est une chose merveilleuse et grande. Après la guerre, nous aurons à construire un monde entièrement nouveau, et à chaque exaction, à chaque nouvelle cruauté, nous devrons opposer un petit supplément d'amour et de bonté à conquérir sur nous-mêmes. » Et cette foi lumineuse de Saint Jean de la Croix : « Malgré la ténèbre subie en cette mortelle vie, ma douleur n’est pas telle, car si je manque de lumière, la vie céleste, je l’ai. »
            En chemin de carême choisissons la lumière.

Serge PHILIPPI



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