Année Pastorale


A l'exemple de Marie visitant Elisabeth, Jésus nous envoie à la rencontre des gens (Luc 9,1), marchant là où ils marchent, nous arrêtant là où ils attendent, visitant leurs maisons, écoutant ce qu'ils disent de leur vie. Il nous appelle à être davantage une Eglise à l'écoute, à l'accueil, à la visitation de ceux qui au-dehors comme au-dedans de la communauté souffrent de la crise.

Quatre axes marqueront notre travail cette année :

- Former les personnes qui sont envoyées par la communauté, notamment à la rencontre des malades et des familles des baptisés.
- Ouvrir un espace de rencontre aux jeunes de 6eme.
- A l'occasion des 250 ans de l'église Saint Maximin, redynamiser la messe de 11h15.
- En coordination avec l'archiprêtré, allez à la rencontre des personnes dans les quartiers populaires.

Présentation

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Repas paroissial

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Fête de l'Etoile - ACE

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Samedi 28 novembre 2009 6 28 11 2009 09:31

Redresse-toi, relève ta tête : voilà des demandes qui ressemblent fort aux injonctions du professeur à son élève ou des parents à leur enfant. Les sociologues ont montré combien de telles demandes permettent à un enfant de structurer son rapport à l’espace et son rapport aux autres. Relevez la tête… Redressez-vous ! En s’adressant ainsi à ses disciples, Jésus veut leur enseigner à trouver la manière de se positionner dans le monde qui est le leur, la manière de vivre à sa suite dans l’attente du Royaume.

 

Alors que « sur terre, les nations seront affolées par le fracas de la mer et de la tempête », il y aura un signe dans le ciel, dit Jésus : « on verra le Fils de l’homme venir dans la nuée ».

 

Avouons qu’il est parfois plus facile de se lamenter sur le cours de l’histoire, de s’enfermer dans nos peurs devant un monde qui paraît nous échapper, ou encore de désespérer face à la crise de société que nous avons à traverser.

 

Mais l’évangile d’aujourd’hui nous porte à poser un regard de foi sur ce monde, sans pour autant devenir naïfs ou inconscients du danger. Jésus nous invite à rester éveillés et à prier en tout temps. Il veut nous aider à trouver un rapport juste à ce monde, à ne pas nous laisser entraîner dans le pessimisme ambiant et à regarder les signes de l’avènement du Sauveur que l’on attend. C’est le rôle de la prière que de nous permettre d’élever notre regard vers le Seigneur et de nous mettre en phase avec son projet d’amour en cours de réalisation autour de nous et en nous.

 

Et si l’Avent qui commence nous permettait d’accueillir ce monde dans lequel nous vivons avec foi, et d’y guetter les signes du Christ qui vient partager notre condition humaine ?

 

Jean-Christophe MEYER


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Samedi 21 novembre 2009 6 21 11 2009 09:16

La rencontre entre Pilate et Jésus occupe une plus grande place chez saint Jean que dans les autres évangiles. Il a voulu non pas décrire la passion du Christ comme une plongée tragique dans la souffrance et dans la mort, mais comme une révélation progressive de la Gloire du Fils de Dieu face au monde. La Gloire de celui d'un Seigneur, maître de tout, imposant avec humilité son autorité divine et royale devant ceux qui l'accusent. Mais son pouvoir et sa royauté sont d'un autre ordre. Il n'a pas d'armées pour se défendre. Il est abandonnée des siens et la pauvre épée dont Pierre s'est servie reste symbolique. Face au procurateur Pilate, qui représente la puissance et la domination de l'empire romain, Jésus, se présente seulement comme celui "venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité". En situation très défavorable, Il ne s'accorde pas pour autant le titre temporel de roi. Témoin de la vérité, il annonce au monde que sa royauté "ne vient pas de ce monde" mais de Celui qui l'a envoyé, son Père.

Assurément Jésus, le Christ, est cet autre Roi, qui par sa mort et sa résurrection, nous ouvre les portes de son Royaume qui est déjà là. Un Royaume où règnent la justice, la paix et l'amour. Si nous faisons le choix d'en être, puisse-t-il nous donner la force de le suivre en imitant sa manière de gouverner. Son programme contenu dans sa Bonne Nouvelle ne nous décevra  jamais.

Alain OBRECHT


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Samedi 14 novembre 2009 6 14 11 2009 11:41

La fin des temps en 2012 ?

Personne ne sait ni le jour ni l'heure !

Et pourtant, le ciel semble nous tomber sur la tête aujourd'hui  déjà! L'angoisse, la peur montent  de partout: désastres écologiques … hommes dans la détresse, écrasés par le système dans lequel ils vivent; qui en  viennent à se suicider... jeunes sans perspectives d'avenir…violences entre nations, violences dans les villes, les écoles,  familles éclatées, nouvelles précarités , perte d'un projet humaniste, précarité dans l’Eglise. …N'est- ce pas la fin d'un monde où la vie humaine valait la peine d'être vécue? où l'homme n'était pas la victime d'une financiarisation de la société, écrasé par l'économie…

Les textes bibliques  aujourd'hui nous parlent également   d'un avenir sombre, de catastrophes, de bouleversements, de fin de monde ...

 Mais au lieu de pousser à la peur, Ils nous invitent  plutôt à regarder le figuier qui reverdit...cet autre monde  qui  naît :  gestes de paix, de pardon au milieu même des  violences de toutes sortes, gestes de fraternité, de tendresse et d'amour au milieu même des haines et des racismes, refus de la misère, solidarités nouvelles, luttes pour une plus grande justice, recherche d'un nouvel humanisme, attention aux plus démunis comme le traduit la journée du Secours Catholique aujourd'hui… tous ces gestes ne sont-ils pas l'expression de la vie qui continue à vouloir naître au cœur du monde?

Au lieu de demeurer prostrés, mortifiés par nos peurs, forts de ces signes de  vie, faisons confiance à  l’amour pour que cessent toutes ces fins du monde quotidiennes.

Faisons confiance à Celui qui reste avec nous jusqu'à la fin du monde…

André SPANG

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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 11 2009 16:13

Ce jour-là dans le Temple de Jérusalem, autour du tronc destiné à recueillir les dons des fidèles, quatre types de personnes se rencontrent. Un face à face qui fait des étincelles !

Il y a d’abord les hommes qui aiment se faire voir, des scribes qui se pavanent en robes solennelles, des riches qui font des dons spectaculaires. Ils sont là pour la galerie. Leur destin est scellé, ils sont condamnés à l’insignifiance. Jésus dira d’eux qu’ils sont des « sépulcres blanchis ».

Arrive une pauvre veuve. Elle ne dépose que deux piécettes. Mais c’est « tout ce qu’elle avait pour vivre ». Est-ce la manifestation d’une foi extraordinairement généreuse ? Ou le respect d’une obligation légale que la loi fait peser sur les indigents ? Les deux probablement. Et Jésus est à la fois dans l’admiration pour ce geste qui vient du cœur et en colère contre ces scribes qui « dévorent les biens des veuves ».

Jésus, lui, est assis. Il regarde. Il jauge. Il discerne les intentions cachées. Il sait que « ce qui ce voit est provisoire, mais ce qui ne se voit pas est éternel ». (2 Co 4,18) Le geste de la veuve annonce son propre destin. Lui aussi, dans quelques jours, va prendre de son indigence et offrir à Dieu les deux piécettes de sa vie. Il donnera tout ce qu’il a pour vivre. « Le Seigneur Jésus, pour vous, de riche qu’il était, s’est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté. » (2 Co 8,9)

Il y a enfin les disciples, ceux qui sont là autour de Jésus dans le Temple, décontenancés, effrayés peut-être ; et aussi, invisibles, ceux qui, comme nous, lisent ce récit et se laissent interroger. C’est à eux, à nous que Jésus s’adresse : méfiez-vous de ceux qui aiment les premiers rangs, méfiez-vous de ceux qui font semblant et cherchent à se faire admirer ! « Ceux-là ont déjà leur récompense… Pour toi, quand tu fais l’aumône que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite. Ton Père voit dans le secret… » (Mt 6,3)

Jean GANTZER


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Lundi 2 novembre 2009 1 02 11 2009 10:47
 

La Toussaint nous invite à fêter les saints…. tous les saints, connus et inconnus ! Ils sont bien plus nombreux que ceux de nos calendriers.

 

Mais qu'est ce qu'un saint ? Comment le devenir ? Faut-il faire des miracles, avoir des visions, entendre des voix ? Faut-il une reconnaissance officielle, être canonisé en grande pompe ?

L'Eglise nous invite à voir dans la sainteté un chemin pour tous. Un saint n'est pas un étranger lointain ! Ce n'est pas un héros, un superman de la vie chrétienne. C'est un frère ou une sœur qui nous a précédé dans la foi et reste attentif à notre vie.

 

Le saint est un exemple vivant de ce qui est possible pour chacun d'entre nous : à la suite de Jésus, faire de notre vie de baptisé, une vie réussie, une vie sainte, pétrie de la charité de Dieu.

 

Pour devenir saint, il n'y a pas 36 000 chemins : il suffit de répondre pleinement à l'amour de Dieu en vivant intégralement l'Evangile. C'est-à-dire en nous donnant à Dieu et à nos frères, sans condition, par pure gratuité, en acceptant de nous appauvrir de nous-mêmes pour leur laisser toute la place.

 

En ce sens, les saints sont réellement des modèles pour les chrétiens. Non dans l'imitation de leur vie, mais dans l'imitation de la liberté avec laquelle ils ont marché avec Jésus-Christ. L'un aura pu donner sa vie dans le martyr, un autre fonder un ordre, un autre vouer son existence aux pauvres, un autre encore être tout simplement portier dans une école, ou mamie au grand cœur …

 

Les saints sont auprès de Dieu. Ils sont vivants. C'est le sens de notre fête aujourd'hui. Les saints n'ont pas abandonné la solidarité humaine. « Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre.. » affirmait Thérèse de Lisieux. Et c'est en ce sens qu'il faut lire les miracles qu’ils demandent pour nous à Dieu : ils sont la preuve de leur attention à notre égard.

 

Bonne fête à tous!

 

Dominique THIRY

 


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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 10 2009 15:21

Certains versets de l’Écriture sont plus faciles à mémoriser qu’à mettre en pratique ? Dans certains cas, nous avons tendance à dire : il doit y avoir une autre interprétation, Dieu ne peut pas demander cela.

Il y a des versets dans la Bible difficiles à accepter. Un d’entre eux est 1 Th 5,16-18 :
« Soyez toujours joyeux. Priez sans cesse. Rendez grâce en toutes choses, car c’est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus.» Nous connaissons ce verset, nous le citons quand tout va bien : « Amen ! Dieu soit loué ! » Mais dans l’adversité, nous disons : « Seigneur, attends un instant... »

Être reconnaissant est facile quand on obtient une promotion ou qu’on réussit un examen. Mais qu’en est-il lorsqu’on perd son emploi ? Qu’on a une crevaison sur l’autoroute ? Quand le visage du médecin révèle de mauvaises nouvelles avant même d’avoir prononcé un mot ? Exprimer notre gratitude en de tels moments semble impossible. Pourquoi alors Dieu veut-il que nous rendions grâce en toutes choses ?

D’abord, rendre grâce à Dieu dans des circonstances difficiles nous rappelle sa présence. En disant :
« Merci Seigneur, même si je ne me sens pas reconnaissant », nous nous rappelons qu’il est là avec nous.

Puis , je commence à chercher le but de Dieu dans cette épreuve. Il est convenable de dire : « Père, j’aimerais être délivré de cette situation difficile, mais je te fais confiance. » Alors, une sensation de force et de bien-être peut se développer. Et je suis davantage prêt à accepter sa volonté.

Alors, ma foi augmentant, je peux me réjouir, même au milieu des afflictions.

Enfin, remercier Dieu durant les épreuves donne du poids à notre témoignage.

Rendre grâce devrait être une attitude continue du coeur et ne pas se borner à quelques jours heureux. Quand nous connaitrons les bienfaits de la gratitude authentique, nous redirons :
« Merci Seigneur ! »

 

Christophe WEINACKER


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Samedi 17 octobre 2009 6 17 10 2009 09:17

Qui donc est le plus grand ? Cette question apparemment puérile mais sérieuse qui agita les disciples il y a quelques semaines, semble donner à Jésus, sur son chemin vers Jérusalem, du fil à retordre pour rappeler à ses disciples où sont les vraies valeurs : « Celui qui veut sauver sa vie, la perd » (Dim. 13 sept), « le premier, qu’il soit dernier et serviteur de tous » (Dim. 20 sept), « accueillir le royaume comme un enfant » (Dim. 4 oct), « le riche qui donne ses biens aux pauvres a la vie » (dimanche dernier). Et voilà que, comme s’ils n’en avaient rien compris, Jacques et Jean soulèvent à nouveau la question aujourd’hui : être les plus grands dans le royaume qu’ils pensent que Jésus va bientôt inaugurer à Jérusalem.

Sourire de la demande de Jacques et Jean, ne regarder qu’eux, c’est oublier les dix autres qui sont en colère non pas parce que cette demande leur paraît déplacée mais parce qu’ils se sentent devancés. C’est oublier aussi la soif de pouvoir qui habite chacun de nous. En soi elle n’est pas mauvaise, mais qui conduit souvent hélas au pire : sous prétexte de servir, se faire servir et grignoter le peu qu’ont les autres,  au lieu de leur faire une petite place pour qu’ils vivent. On pense aux politiques et aux citoyens, aux grandes promesses électorales et aux désillusions qui s’en suivent. Par rapport à plus petit que nous, nous sommes tous un jour « le plus grand », appelés, pour croître, à servir, c’est-à-dire à faire une place à l’autre, à nous serrer un peu pour qu’il trouve une place, à nous appauvrir pour l’enrichir de cette pauvreté. A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la misère qui coïncide avec le dimanche des missions, c’est là pour nous un sérieux appel.  

                                                                                                                 Abbé Léonard Katchekpele

* Non ministrari sed ministrare = Non pour être servi, mais pour servir.


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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 10 2009 09:35

"Une seule chose te manque", dit Jésus à cet homme venu à sa rencontre. "Va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et puis viens et suis-moi." VA, VENDS, VIENS... les trois "V" du disciple !

Nous vivons dans un monde où la tristesse l'emporte trop souvent sur la vraie joie. Il y a la morosité et le désenchantement qui sont souvent les fruits de nos insatisfactions et de nos déceptions. C'est l'amertume de ceux qui s'enferment dans les prisons de leurs possessions. Il nous faut donc choisir et découvrir où est la vraie liberté. VA, VENDS et VIENS, dit le Christ, il faut une grande et belle liberté intérieure pour répondre à cet appel. Car la rencontre du Christ est toujours source de vraie liberté.

Avez-vous remarqué que la possession effrénée des biens matériels ou autres est toujours source de tristesse alors que la pauvreté - au sens de la dépossession et de la disponibilité du coeur - est toujours source de vraie joie ? Voici l'enjeu de l'Évangile. Au début de cette semaine missionnaire, nous voici invités à la liberté et à la joie du disciple.  Au-delà des mots qui se lisent, il y a une expérience à vivre. Ils sont nombreux ces hommes et ces femmes devenus, par leur vie, les témoins et les missionnaires de cette joie de l'Évangile Ils sont les hommes et les femmes libres dans notre monde qui inversent trop souvent les priorités.

"Une seule chose te manque", nous dit le Christ. Oserons-nous rejoindre ce manque qui dit aussi notre désir profond d'Absolu et de Vérité pour mettre nos pas dans ceux du Christ et faire de notre vie un chemin de béatitude ?

L'Évangile vient ajuster notre vie au diapason du véritable bonheur. Et cela change tout !                                                                                                                                                                                                                                                                    

 

Eric SCHNEIDER


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Vendredi 2 octobre 2009 5 02 10 2009 09:59

Alors que les Pharisiens s’approchent de Jésus en discutant les droits et devoirs des époux, Jésus refuse de pinailler sur les règles juridiques et sur le type de contrat de mariage. Il les renvoie à une expérience mystique, à un choix de vie. Il les appelle à entrer avec confiance dans l’Alliance de Dieu.

 

Au lieu de se perdre dans des discussions stériles, Jésus leur lit la Parole de Dieu. Il ouvre le livre de la Genèse : « L'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme et tous deux ne feront plus qu’un ».

 

Nous aurions tôt fait de réduire ce dialogue de Jésus avec les pharisiens à un simple enseignement sur le mariage. L’Alliance dont l’unité de l’homme et de la femme est le signe, c’est l’attachement de Dieu pour chacun de nous. C’est son extraordinaire capacité à ne faire qu’un avec nous. Il attend de nous un choix, un accueil joyeux, une confiance…

 

Jésus nous donne un modèle dans l’attitude des enfants qui se pressent pour le rencontrer de près. Il refuse que, sous prétexte qu’ils sont enfants, ils ne puissent s’approcher de lui.

 

 « Le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent ». Ils sont, eux aussi, des signes : les signes vivants de la capacité d'écoute et de confiance qui habite l’homme. Jésus sait que l’enfant est capable d’entrer en relation avec les autres facilement, sans a priori, sans réserve et avec une confiance absolue en la parole de l’autre.

 

Et si, à la manière d’un enfant, nous accueillions avec confiance la Parole de Dieu comme une parole de Vie ? Elle a la force de nous transformer. Elle nous plonge sans détour au cœur de mystère de Dieu-Amour qui vient toucher tout homme.

 

Jean-Christophe MEYER


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Lundi 28 septembre 2009 1 28 09 2009 16:52

Il n’est pas nécessaire d’appartenir à notre Eglise pour accomplir de belles et grandes choses au nom de Jésus. Au risque de bousculer nos certitudes, cette page d’évangile nous invite humblement à le reconnaître. La venue de Jésus, reconnu comme le Messie, a suscité une grande espérance dans le peuple juif. Autour de lui, s’est constitué un mouvement sociétal dont les apôtres occupaient une place privilégiée. Ainsi, ils veillaient jalousement à débusquer les « faux disciples ». Par réaction sectaire, ils n’hésitaient pas à les dénoncer à leur Maître. Mais, encore une fois, l’enseignement de Jésus leur apporte une ouverture salutaire : « Celui qui n’est pas contre nous est pour nous. »

Aujourd’hui, comme au temps de Jésus, la tentation est forte d’opposer, les disciples « officiels » aux autres. Jésus n’appartient à personne, pas même aux Eglises. Son autorité déborde largement tous les groupes. Chaque fois, dans le monde, qu’un être humain,  soutient, libère et remet debout son semblable, l’Evangile commence à s’accomplir. L’idéal est de pouvoir aller jusqu’à l’adhésion en la personne de Jésus. Mais l’appartenance à l’Evangile se constate surtout aux fruits donnés et non aux certificats de baptême. Jésus nous invite alors à reconnaître et à accueillir les signes évangéliques que d’autres femmes et d’autres hommes peuvent accomplir en son nom en dehors du cercle de nos Eglises institutionnelles. Réjouissons-nous plutôt de ce supplément de vie meilleure pour le monde, au nom de Jésus.  
Alain OBRECHT


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